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 en Haut potentiel, Non classé

Syndrome de l’imposteur ? Envie de « bien faire » ? Pensées en arborescence ? Le bouton « off » bien loin … me voilà lancée et non sans plaisir dans une toile infinie qui peut par instant me donner le vertige.

Partant de mes études et de mon expérience d’institutrice ainsi que de mon cheminement professionnel comme psychologue accompagnant des personnes à haut potentiel … Partant de mon souhait de transmettre et de diffuser des réflexions et outils sur le plan psycho-pédagogique … Partant de mon attrait pour la co-construction de savoirs … Partant du constat que les aménagements pédagogiques pour les enfants et adolescents à haut potentiels semblent à première vue lourds et futiles pour certains… Persuadée que ce type d’aménagements permettrait à chacun d’être gagnant (j’entends ici enfant – enseignants et groupe classe)…

Je suis habitée par le fait de rendre intelligible des aménagements pour les enfants à haut potentiel.

J’ai repris comme livres de chevet : « Neurosciences et éducation » de Michelle Bourassa, Mylène Menot-Martin et Ruth Philion ; « Enrichissement multiple » de Mélanie Jamelle ; « Apprentissage et créativité » de Rosalind Curtis et al. ; « Apprendre à sa façon » de Martine Daudelin ; « Enseigner aux enfants doués en classe régulière » de Susan Winebrener ; « Enseigner aux jeunes enfants doués en classe régulière » de Joan Franklin Smutny et al. ; « Stratégies pour développer la pensée critique et créative » de Wendy Conklin ; « L’apprentissage par projets » de Lucie Arpin et Louise Capra ; « Manuel de pensée géniale » (pour le plaisir et la mise en images) ; « Pour apprendre à mieux penser » de Pierre-Paul Gagné ; « Ma classe Qualité » de Francine Bélair ; « Psychologie de la créativité » de Todd Lubart et al.

Je garde à portée de main ma bibliothèque reprenant encore des livres sur la différenciation, la gestion mentale et la pédagogie coopérative. Les sites relayant de l’information sur les dispositifs de classe inversée me font de l’œil. Des dossiers complets s’organisent au sein de mon disque dur en perpétuelle évolution.

Les livres suivants m’attendent ou sont en commande chez Pax  : « La créativité de l’enfant, évaluation et développement » de Maud Besançon et Todd Lubart ; « Du percept à la décision, intégration de la cognition, l’émotion et la motivation » de Slim Masmoudi ; « Enfants exceptionnels, précocité intellectuelle, haut potentiel » de Todd Lubart  et enfin « La créativité en éducation et formation » d’Isabelle Capron Puozzo.

Que de pensées relayant les lectures et propos … A un moment, il va bien falloir répondre à la demande déjà formulée d’équipes pédagogiques et de PMS par rapport à la mise sur pied d’un module de formation à propos de ces fameux aménagements pédagogiques pour les enfants à haut potentiel. Je repense alors aux propos de Mireille Cifalli (en préface du livre « Neurosciences et éducation » paru en mai 2017) : « Un cerveau œuvre en réseaux, en liaison multiples entre ses zones, donc en chemins singuliers. Ainsi, comme dans toute sciences, la vérité d’aujourd’hui ne sera pas tout à fait celle de demain. (…) (L’ouvrage) Il demeure prudent, offre des possibilités de compréhension, appuie une réflexion qui ne saurait s’arrêter, préserve le doute nécessaire à toute recherche et relation intersubjective. »

 

Je ne me considère pas comme une spécialiste mais comme une personne curieuse et ouverte. Ce qui a trait au pédagogique renvoie avant tout à l’apprenant et son contexte. Benjamin Franklin disait « Tu me dis, j’oublie. Tu m’enseignes, je me souviens. Tu m’impliques, j’apprends. » Tour à tour, en lien avec la théorie des intelligences multiples de Gardner et le modèle triarchique de l’intelligence de Sternberg mis en lien avec la psychologie de la créativité (Lubart), je me penche sur les aspects cognitifs, conatifs, émotionnels et environnementaux qui encourageraient les enfants à hauts potentiels, tous les enfants à déployer leurs pensées et renforcer leur estime de soi. Quand Benjamin Franklin reprend l’implication je me vois toute petite derrière mon écran d’ordinateur et espère vous entrevoir vous lecteurs et relayeurs afin que l’on puisse ensemble faire en sorte d’encourager le développement de potentiels. L’éducation renvoie vers le vivant d’une relation « C’est la complémentarité d’expériences, de regards qui est intéressante, complémentarité qui accepte l’affrontement et ne cède pas d’un côté comme de l’autre à un discours de vérité. » (Mireille Cifali)

(bruit de sonnette) – Que c’est bon d’aligner les lettres sur le clavier en espérant que le fil de mes pensées reste intelligible.

Merci à vous cher lecteur

 

 

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